Chateauneuf communiste

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mercredi 14 mars 2007

Une ambition pour la culture, un vrai statut pour les intermittents (es)


Il n’y a pas de progrès social sans un développement des arts et de la culture qui puisse être partagé par toutes et tous.

Cela nécessite un effort sans précédent en faveur de l’éducation, un véritable statut pour celles et ceux qui travaillent dans ce secteur, une aide publique renforcée pour une création et une diffusion dégagées des logiques commerciales et financières, une réelle diversité des oeuvres proposées dans les grands moyens de communication.
JE PROPOSE PLUSIEURS MESURES IMMÉDIATES :
-Le vote d’une loi permettant de rétablir dans leur droit les intermittents.
-La révision de la loi concernant Internet afin de préserver la copie privée, le droit à l’échange libre, la rémunération des auteurs et des artistes par la mise en place de plates-formes publiques de téléchargement et la taxation des activités commerciales.
-La réunion d’états généraux du spectacle vivant pour élaborer une loi cadre permettant une véritable démocratie culturelle qui rassemble dans des constructions communes, créateurs, artistes, et citoyens.
MGB_Higelin.jpg JE DÉFENDRAI DES MESURES FONDAMENTALES :
-A l’école : apprentissage de la langue maternelle, de la langue de ses parents, des langues régionales, enseignement artistique rétabli ainsi que la présence des artistes.
-La création d’un ministère de l’éducation populaire.
-La dépense publique en matière de culture sera portée à 1% du PIB (augmentation moyenne de 10 % par an). La France veillera à maintenir la culture comme une exception aux règles du tout-marchand de l’OMC.
-L’aide sélective à la création cinématographique, les aides à l’édition et à la librairie indépendantes seront renforcées. Le droit de présentation – permettant de rémunérer les plasticiens lorsqu’ils exposent – sera réellement appliqué.
-L’effort public en faveur de la numérisation des oeuvres du patrimoine sera développé, l’aide à l’équipement numérique de toutes les salles culturelles et sociales aussi.
MGB_Bourges.jpg -La publicité sera supprimée en trois ans sur les chaînes publiques, taxée plus fortement dans le privé pour mettre fin au diktat de l’audimat à la télé et redonner une visibilité aux oeuvres de création à des heures de grande écoute.
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les intermittents du spectacle manifestent à nouveau

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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris pour dénoncer le nouveau protocole régissant les règles d’assurance-chômage des intermittents du spectacle. Les manifestants, qui répondaient à l’appel de la fédération CGT du spectacle, ont défilé entre le Cirque d’Hiver et l’Olympia, au centre de la capitale.

Le nouveau protocole d’accord régissant les règles d’indemnisation du chômage des intermittents, rédigé en avril dernier, a été ratifié par la CFDT, la CFTC et la CGC. Il reprend les bases de l’accord contesté de juin 2003 qui avait durci les conditions d’accès au régime d’assurance-chômage des intermittents. "La réforme mettra en place toute une gamme de menaces, de contrôles et accentuera ainsi la nouvelle insécurité sociale qui conduit à la course aux heures et aux cachets et à l’acceptation de n’importe quel emploi", écrit le mouvement des chômeurs et intermittents dans un communiqué. (texte agence Reuter)

vendredi 9 mars 2007

Sur le vif

Quand la vérité sort du puits par Jean-Paul Piérot (Huma quotidienne)

Faute d’avoir fait baisser le chômage, l’équipe Villepin-Sarkozy aura réussi à faire baisser... les statistiques. Mais il arrive toujours un moment où la vérité sort du puits en dépit de tous les efforts de ceux qui voulaient la noyer. L’affaire commence à être connue. En janvier, il fut annoncé très officiellement que l’INSEE repousserait à l’automne la publication des chiffres révisés, qui a lieu chaque année en mars. Motif du report : des « incertitudes techniques ». Allez savoir pourquoi ? Le gouvernement n’en dira pas davantage. Mais nul besoin de se perdre en conjectures pour comprendre qu’entre mars et l’automne se présente une zone d’incertitudes... électorales, du 22 avril au 6 mai précisément. Cachez ces chiffres que les électeurs ne sauraient voir. Telle semblait bien être la consigne, qui émut nombre de statisticiens. Les données de l’INSEE risquaient d’écorner le bilan d’un gouvernement qui, par force propagande, avait présenté la lutte contre le chômage comme sa priorité. Le collectif ACDC s’efforce de rétablir la vérité sur les vrais chiffres du chômage. Il s’est procuré une note émanant d’un « expert proche du dossier », sous couvert d’anonymat, dans laquelle on peut lire qu’« une révision du taux de chômage à la hausse de 0,8 point, soit 200 000 à 300 000 chômeurs, en plus ne serait pas surprenante ». Ce qui reviendrait à réduire de moitié la baisse annoncée depuis 2005. Disparaissent dans la trappe des statistiques, entre autres, les licenciés économiques signant des conventions de reclassement personnalisé, des contrats de transition professionnelle ou ceux qui excercent des petits boulots d’attente aidés par l’État. Les auteurs de la note chiffrent à 6 000 le nombre de radiations supplémentaires chaque mois. Qui a dit que ce gouvernement manquait d’imagination ?

La France dans tous ses états. Sète (4/5) (Grégory Marin Huma quotidienne)

Exils maritimes

Chaque année, des milliers de tonnes de marchandises débarquent sur ses docks de Sète. Dernièrement, le coréen Hyundai a choisi la ville pour faire transiter ses voitures vers l’Europe : 15 000 voitures prévues en 2007, 25 000 entre 2008 et 2009. Dit « d’intérêt national », sa gestion, comme pour celle de 17 autres, a pourtant été transférée, le 1er janvier, à la région Languedoc-Roussillon et à la chambre de commerce. Mais il est un domaine majeur où le désengagement de l’État n’est pas d’actualité, surtout depuis l’arrivée place Beauvau de Nicolas Sarkozy : les expulsions d’immigrés en situation irrégulière. « Tous les mardis, ils viennent me pleurer dans les bottes. Je ne peux pas rentrer dans ma villa sur la Corniche et faire comme si tout ça n’existait pas. » Janine Léger, conseillère municipale d’opposition et militante du Réseau Éducation sans frontières, anime « l’accueil migrants ». « Les sans-papiers habitent ici, leurs enfants vont à l’école avec les nôtres, on ne peut pas laisser faire sans rien dire. » À Sète, pourtant, la cadence des expulsions s’accélère. Le centre de rétention devrait passer de 29 à 37 places. Il a comptabilisé 801 personnes en 2005, en majorité des Marocains, des Algériens et des Turcs. Cinq cent treize personnes ont effectivement été reconduites à la frontière. Tous les jours, le Marrakech, bateau de la Compagnie marocaine de navigation, assure la liaison Sète-Tanger. Quasi quotidiennement, un homme ou une femme fait le voyage menotté. À « l’accueil migrants », Linda, trente ans, se confie. Elle a fui l’Algérie, un ex-mari et un père violent. Sa fille l’a rejointe il y a quatre mois. Le cauchemar est oublié ? « Je travaille au noir : ménages, gardes de personnes atteintes d’Alzheimer... » Si ses employeurs lui font confiance, pas un ne prendra le risque de lui signer un contrat. « Je me fais parfois 2 000 euros par mois, mais je ne peux pas avoir un appart’. » En pleurs, la jeune femme raconte sa galère, sa fille trimballée chez la famille, les amis... Mais malgré « la trouille au ventre » qui lui impose de changer de trottoir quand elle croise la police, elle ne se décourage pas : « Ici ma fille a un avenir, je ne veux pas partir. » Driss, arrivé en France en 1988, toujours sans papiers, « Madame Z. », débarquée à Sète en 1958 à l’âge de cinq ans... Tous sont sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Histoires différentes, détresse identique. Dans la litanie de malheurs distillés par la presse locale, la semaine dernière, une bonne nouvelle, épilogue d’un combat emblématique : Saïd Aguili a remis le pied sur sa terre de France, après un an d’exil forcé. Preuve que « rien n’est impossible », lance Janine Léger. « Devant le tribunal administratif de Montpellier, on a fait casser plusieurs arrêtés de reconduite à la frontière. » Et régulièrement, des responsables communistes et socialistes, des anonymes se réunissent devant le centre de rétention pour dire leur « désapprobation devant les expulsions », surtout celles « qui menacent chaque jour nos élèves, ces copains de nos enfants ». Union sacrée de militants d’une cause juste qui devrait se traduire dans les urnes par un rejet du candidat Sarkozy, le 22 avril : « On attend un assouplissement des lois sur l’immigration, peu importe qui le fait. Mais on ne peut pas l’attendre de celui qui les a mises en place... »

Grégory Marin

jeudi 8 mars 2007

Comme un écho

Ce serait faire injure à Le Pen

que d’affirmer qu’il ne connaît pas l’histoire. Singulièrement, l’histoire de l’extrême droite. C’est son héritage, son patrimoine, en quelque sorte son capital génétique. Aussi, quand il a lancé à son public, samedi à Marseille, à propos des étrangers qu’il veut expulser : « On ne doit pas séparer les enfants de leurs parents, c’est pour cela qu’ils partiront », il ne pouvait ignorer que Pierre Laval avait tenu les mêmes propos en 1942 pour justifier la déportation des enfants. Soyons clairs : le sort réservé aux écoliers d’aujourd’hui, raflés à la sortie de leur classe pour être expédiés dans un avion en destination d’un pays qu’ils ont parfois à peine connu, n’est en rien comparable au destin des enfants juifs convoyés par les Papon et autre Bousquet vers Drancy, ultime étape avant les camps de la mort. Mais de la bouche d’un homme qui a déclaré, dans Rivarol, que « l’occupation allemande n’avait pas été particulièrement inhumaine », comment ne pas entendre cette phrase, honteuse en elle-même, comme un écho à la période la plus sombre de notre histoire ? Et quand Laval déclarait sur les ondes de Radio Paris : « Rien ni personne ne pourra nous détourner de la politique qui consiste à épurer la France d’éléments indésirables sans nationalité », sommes-nous vraiment si loin des diatribes haineuses du chef du FN sur le « torrent » de l’immigration qui déferlerait sur la France ? Le Pen s’agite beaucoup médiatiquement, se pose en victime d’un prétendu complot ourdi par la droite pour empêcher des maires de lui accorder leur parrainage. Pourtant, les déclarations récentes de Brice Hortefeux semblent indiquer que l’UMP s’échine à lui trouver ses signatures. Le Pen au premier tour, c’est autant de voix pour Sarkozy au second, n’est-ce pas ? Alors s’il s’avère que des élus regimbent à franchir le pas de l’indignité, c’est tout à leur honneur. Car Le Pen n’est pas vraiment utile au débat démocratique.
Jean-Paul Pierrot

La France dans tous ses états. Sète (3/5) (Grégory Marin Huma quotidienne)

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Trompettes de la renommée

Lance dressée comme un défi au ciel, une statue « à la gloire des joutes » veille sur le canal royal. Comment expliquer un tel engouement pour le « jeu », ici, alors qu’il a essaimé jusqu’au nord de la France sans grand écho ? Ces simulacres de combats navals qui magnifient « la force, l’adresse, la ruse », nés en Égypte, sont réapparus à Aigues-Mortes, dans le Gard, où les chevaliers de Saint-Louis tuaient le temps en attendant d’aller tuer des « infidèles » aux croisades. Qu’importe, ce qui débarque à Sète appartient à Sète, et les joutes autant que la macaronade (1) sont devenues une composante de son identité. « La ville est née avec les joutes », assure Germinal Rausa, président de la Jeune lance sportive, une des six sociétés de Sète. Speaker de la Saint-Louis, Minal, comme on l’appelle ici, commente les joutes depuis vingt ans. Sur l’étang de Thau, le sujet est aussi sérieux que la politique. « Un Sétois ne l’est véritablement que s’il a jouté un jour », glisse-t-il. Que vont chercher les fous qui montent sur la tintaine (plate-forme à l’arrière de la barque), lance et pavois en main, se préparant au choc de l’adversaire propulsé vers eux par les bras de dix rameurs à plusieurs noeuds de vitesse ? « La gloire locale. » Pendant un an, les « trompettes de la renommée » chantées par l’enfant du pays, Georges Brassens, résonnent pour le vainqueur de la Saint-Louis, le plus prestigieux des tournois. Jusqu’aux frontières du bassin de Thau : « à quoi ça sert d’être connu à Limoges ? » Le vainqueur, « on peut le toucher, on le voit, on lui parle... C’est pas Zidane... » Une société de joutes porte bien son nom. « C’est une société en miniature. » On définit souvent les jouteurs comme une caste, il n’en est rien, se défend Minal. Lui parle du « lien social » créé par « le jeu », souligné par les chercheurs Charles Pigeassou et Jérôme Pruneau (2). « Les joutes sont un milieu ouvert », qui mélange les cultures et transcende les classes sociales : chirurgien, maçon, architecte, pêcheur... « Tout le monde en blanc, tout le monde égal. » Utopie ? Refus d’être « récupérés » politiquement, plutôt. Certains ont essayé, comme l’ancien maire UDF Yves Marchand, qui voulait mieux « maîtriser » ce réservoir de voix. Mais même à la Jeune lance sétoise, créée par des pêcheurs, marquée historiquement et socialement, « on ne demande pas l’appartenance politique avant l’inscription, alors on a des gars de droite, des socialos, des cocos, des fachos... Comme dans la vie. »
La question qui fâche ?
L’intégration des dernières vagues d’immigration, Algériens et Marocains. « On l’attend toujours cette question », reconnaît Minal. Bien sûr, les Italiens, « à cause du rapport à la mer », sont bien représentés dans les sociétés. « Mais la porte est ouverte, tout le monde peut entrer », rassure-t-il en joignant le geste à la parole. La discrimination n’est écrite « ni dans les têtes, ni dans les textes ». Un Sétois, même de fraîche date, est un Sétois. Point. Sète est depuis des lustres une « République autonome » : « notre patrie s’arrête au pont de la Peyrade », au bout de la route de « la capitale » Montpellier.

(1) Plat typique à base de viande en sauce tomate et de macaronis, importé par les immigrants italiens.

(2) Regards sociologiques sur la dynamique du lien social dans les sociétés de joutes languedociennes.

Grégory Marin

Marie-George Buffet veut éradiquer le chômage

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Cette crise de l'emploi, et notamment de l'emploi industriel, frappe aujourd’hui toutes les régions de France. Dans chacun de mes déplacements, je vois ces visages d'hommes et de femmes terrorisés par l'annonce brutale de la fermeture de leur usine, je lis l'angoisse de ces ouvriers pour qui l'avenir est désormais en pointillés, la révolte de ces maires devant la vie de tout leur territoire qu'on assassine. Et à chaque fois, au final, malgré souvent des luttes en tout point remarquables, ces hommes et ces femmes se heurtent au même mur. Le mur de l'indifférence, parfois. Le mur de l'argent, toujours.

Quand dernièrement j'ai une fois encore, interpellé le gouvernement sur cette hécatombe de l'emploi en France, voilà ce que le ministre-patron Breton m'a répondu :« Vous avez l’air de refuser les profits, oubliant que ce sont les emplois de demain », précisant que « les profits sont nécessaires, car ils sont réinvestis ou redistribués, notamment grâce à la loi sur la participation, qui bénéficie aux dix millions de salariés qui sont directement ou indirectement intéressés aux profits des entreprises ».
La réalité n'a plus aucune prise sur ces gens là...
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Les profits, on le sait bien, ne sont pas les emplois de demain. Jamais les grandes entreprises françaises n'ont dégagé autant de profit que ces dernières années. Vous le savez, 2006 a même été un record, avec plus de 74 milliards d'€ de profit pour les 40 premières entreprises nationales. Et jamais le chômage n'a été aussi élevé. Regardons l'exemple de Total ! 83% de son bénéfice historique, 12,6 milliards d'euros, soit le déficit de la sécurité sociale, ont été rendus aux actionnaires sous forme de dividendes, de rachats d’actions et d’opérations de restructuration. L’accord salarial 2006 chez Total n’a prévu qu’une augmentation de 2,5% et la compagnie refuse, par ailleurs, d’assumer une quelconque responsabilité dans la tragédie de l’Erika. Et pour ce qui est de préparer l'avenir et les emplois de demain, les dirigeants de Total envisageraient d'investir, à partir de 2010, quelques 100 millions d’€ chaque année dans les énergies renouvelables.... Malgré cette dernière manifestation de philanthropie, je crains que le théorème repris par notre ministre Breton soit encore une fois mal vérifié... Ils peuvent évidemment continuer à biaiser les chiffres de l'ANPE et à annoncer une baisse du chômage. Mais ils ne pourront pas travestir la réalité ! Et la réalité, c'est qu'en 2006, malgré ces profits records, l'emploi salarié n'a augmenté que de 0,9%, cette augmentation étant d'abord celle des emplois précaires. La réalité, c'est qu'au delà de 2,1 millions de chômeurs déclarés, il y a des millions d'hommes et de femmes qui sont gommés des statistiques, comme leur vie est gommée du débat politique et de la vie médiatique. Et bien mois je ne veux pas ignorer ces chômeurs radiés des listes, ces hommes et ces femmes travaillant suffisamment en un mois, 78 heures, pour être considérés comme bénéficiant d'un emploi, mais suffisamment peu, évidemment, pour vivre dignement. Je ne veux pas ignorer ces ouvriers que l'on a privés de leur travail, à cinquante-cinq ans, à la fermeture de leur usine, et que l'on dispense de rechercher un travail, pour ne pas faire mentir leurs statistiques.
Je ne veux pas ignorer ces quatre millions de salariés à temps partiel, dont près des deux tiers aspirent à travailler plus, ni ces millions de jeunes réduits à la précarité !
Et parce que je veux que tous ces hommes et ces femmes puissent bénéficier d'un emploi stable et bien rémunéré, parce qu'il s'agit d'une exigence dont rien ne me fera dévier, il est urgent de se battre pour faire reculer ces idées, chaque jour démenties par l'actualité, qui restent pourtant partagées par tous les prétendants à l'Elysée qui ont les faveurs des médias. Nous avons à faire tomber ces idées révélées pour les journalistes et leurs experts. Nous avons à créer le débat là où il n'y a aujourd’hui que du consensus. Comment s'étonner, sinon, que le débat présidentiel s'égare dans l'énoncé de promesses soit dénuées de toute crédibilité, soit évidemment porteuses de reculs et de régressions supplémentaires pour la vie des Françaises et des Français. En réalité, les uns et les autres ne veulent mettre en cause ni la domination des grands groupes ni leur quête fébrile de rentabilité financière. Ils ne contestent pas la domination des marchés financiers qui est l'arme des grands groupes pour chercher ces immenses ressources et donc dominer le monde. Ils ne veulent pas mettre en cause la dictature des actionnaires. Et comme tous ces pouvoirs sont pour eux intangibles, ils ne peuvent avoir d'autre réponse au problème du chômage que la baisse des coûts salariaux. Il faudrait donc encore baisser le coût du travail !
Mais cela fait vingt-cinq ans que le coût du travail ne cesse de baisser ! Au point que vous êtes aujourd’hui parmi les salariés les plus mal payés d'Europe, tout en étant les plus productifs.
Depuis vingt-cinq ans, la pression sur les salaires ne se dément pas. Depuis douze ans, 170 milliards d'€ ont été dépensés en allègement de cotisations sociales, aggravant d'autant les déficits publics et sociaux. Et la droite a persévéré ces cinq dernières années en encourageant systématiquement cette politique de baisse du coût du travail et des droits des salariés. Et pour quel résultat ? Le sous-emploi que l'on connaît, une échelle des salaires tirée vers le bas, des salariés mis en concurrence les uns les autres... Et dans le même temps, la modernisation de nos entreprises est considérablement freinée par l'insuffisance des qualifications et des investissements. Ainsi, c'est toute notre économie qui est plombée par ces politiques de baisse du coût du travail. En encourageant la baisse du coût du travail, on a incité les entreprises à utiliser les nouvelles technologies et leurs formidables potentiels de productivité d'abord et avant tout pour réduire les effectifs, peser sur les salaires, afin d'augmenter leurs profits. C'est ce qui explique l'écart grandissant ainsi créé entre le rythme de la croissance économique, si faible et pauvre en emplois, et l’augmentation si vive des profits des grandes entreprises. Devant la gravité de la situation, comment pourrait-on imaginer que ces mêmes politiques, qui échouent depuis vingt-cinq ans, réussiront mieux demain, simplement parce que le nom du président aura changé ! Non, si l'on veut vraiment s'attaquer au chômage, il faudra d'abord remettre en cause le pouvoir et la domination des marchés financiers. Comment en effet ne peut-on pas s'interroger, ce serait un minimum, sur l'efficacité d'une économie capable de lever 567 milliards d'€ en une année afin de financer la croissance des entreprises, pour au final n'en investir réellement que 30%, le reste s'étant dilapidé sur les marchés de capitaux ? Ce chiffre, à lui seul, démontre toute la nocivité d'un système financier bâti pour le seul intérêt des banques et la seule promotion de sa propre rentabilité, au prix évidemment de la croissance de toute l'économie ! Nous sommes dans un pays où une multinationale comme Sanofi peut disposer sans délai d'un crédit à 2%, pour une somme de 50 milliards d'€, non pas pour investir dans de nouvelles molécules, mais pour déclencher une OPA hostile sur Aventis. Et dans ce même pays, une PME qui veut développer ses capacités et créer des emplois devra supporter un taux d'intérêt de 5 à 7% selon sa notation, et son patron placer sa résidence principale sous hypothèque ! C'est cette réalité qui explique les difficultés la faiblesse de la croissance et de l'investissement en France et donc l'ampleur de cette crise de l'emploi. C'est cette réalité qui dérange, tant cette situation est d'abord la conséquence de choix politiques. En effet, toucher aux banques, critiquer cette économie toute entière tournée vers la seule finance, c'est pointer du doigt la Banque centrale européenne, la banque des banques, et c'est donc l'exposer au débat démocratique. C'est contester une indépendance du pouvoir politique, qui est surtout une dépendance au pouvoir financier. C'est contester toute l'orientation politique et économique de l'Union européenne, rejetée par notre peuple, mais pour laquelle aujourd’hui, force est de constater, chacun se ligue, parmi les favoris de l'élection présidentielle, pour la préserver coûte que coûte. Au-delà des nuances réelles qui séparent tous ces candidats officiels, comment ne pas voir aussi, leur commun accord sur le fait qu'il n'est pas souhaitable, ou pas possible, d'émanciper notre économie de la tutelle des marchés financiers ? Ce que je veux dire dans cette campagne, c'est que si l'on veut en finir avec le chômage, il faudra bien d'abord briser cette loi du silence. Il faudra s'appuyer sur cette expression démocratique pour réorienter la construction européenne et notamment transformer profondément le statut et les missions de la BCE, afin de mettre en place, progressivement, une politique du crédit qui favoriserait les investissements programmant davantage d’emplois et de formation pour mieux rationner les placements financiers.
__Je suis convaincue qu'en s'attaquant de cette façon à la domination des logiques financières sur notre économie, nous pourrons profondément transformer notre système financier et le rendre utile pour répondre aux besoins humains. Car c'est bien là l'essentiel !__
Oui, parce que ces changements radicaux sont nécessaires, c'est être réaliste aujourd'hui que de porter l'idée que l'ambition de changement de la gauche, son ambition d'humanité et de progrès social, aujourd'hui encore plus qu'hier, ne pourra jamais se concrétiser sans une telle ambition de radicalité. C'est parce que je ne veux plus connaître l'échec de la gauche au pouvoir que je ne veux pas me résigner à ce consensus mou, et disons-là tellement conservateur, selon lequel le politique n'aurait pas à se mêler de la liberté des acteurs opérant sur les marchés financiers. C'est parce que je veux répondre à toutes ces exigences sociales que je veux mettre à la disposition du politique, et donc des citoyennes et des citoyens, tous les pouvoirs nécessaires pour éradiquer le chômage. Et c'est parce que j'ai conscience que notre avenir se joue aussi dans la révolution informationnelle et donc que les besoins en formation, en recherche, en partage des savoirs vont exploser que je juge vital d'en finir avec tous ces gâchis pour avancer, enfin, vers une société de la connaissance et de pouvoirs partagés. Retrouver la voie du progrès social, c'est évidemment se mobiliser pour sécuriser l'emploi, pour tous et toutes, dans le pays. Face au chômage, face à la précarité, cette nécessité de chercher à sécuriser les parcours professionnels est maintenant partout reprise. Même Nicolas Sarkozy, l'apôtre du contrat de travail unique et donc de la précarisation générale du travail, reprend cette idée à son compte. Il est vrai qu'il n'est plus à une contradiction près. Ségolène Royal parle de sécurité sociale professionnelle. Les principales organisations de salariés, CFDT et CGT, travaillent également dans cette direction. Mais derrière ces mots et ces expressions souvent identiques, comment ne pas distinguer les profondes différences entre les projets des uns et des autres ? Ainsi, Les libéraux ont tenté une véritable OPA sur cette idée de sécurisation des parcours professionnels, réduite pour eux à la simple instauration de nouveaux mécanismes de prise en charge des chômeurs par l'Etat, qui ne seraient qu'une caution justifiant l'absence de toute responsabilité sociale des entreprises en matière d'emploi, d'investissement ou de formation. Ainsi conçue, la sécurité sociale professionnelle n'aboutirait qu'à une société de pleine précarité. A l'image de ce qu'est le CNE, cette flexsécurité à la mode danoise ne consiste qu'à accroître les pouvoirs des entreprises, notamment de licencier, en contrepartie de la promesse faite aux salariés rejetés de quelques sécurités, pendant un court délai, sans que jamais ne leur soit garanti le retour à un emploi s’inscrivant dans une dynamique individuelle de promotion sociale.
Ce n'est pas ainsi que l'on répondra au drame du chômage. Ce n'est pas ainsi que l'on relancera notre économie !
Sécuriser l'emploi, pour moi, c'est d'abord protéger les entreprises des pressions de leurs actionnaires ou de leurs donneurs d'ordre. C'est sur ce point, en priorité, que je suis interpellée dans tous mes déplacements. Encore hier, dans le Limousin, combien de salariés d'entreprises sous-traitantes de grands donneurs d'ordre m'ont interpellé sur les moyens dont nous disposions pour mettre en jeu la responsabilité sociale et territoriale de ces grandes entreprises ? Dans toutes ces entreprises, seuls les salariés et parfois leurs élus locaux sont attachés au développement de la production et de l'emploi. Leurs actionnaires ne pensent qu'à leur dividende immédiat, quelque soit son impact sur la croissance à long terme de l'entreprise. Et leurs donneurs d'ordres n'ont pas la moindre considération pour le travail de ces hommes et ces femmes. Ils n'ont externalisé que pour pouvoir baisser les coûts au maximum jusqu'à l'asphyxie, antichambre d'une prochaine délocalisation dont ils n'auront pas à assumer la responsabilité sociale... Aussi, pour sécuriser l'emploi de ces millions d'hommes et de femmes, je suis convaincue de l'urgence à reconnaître aux salariés de nouveaux droits d'intervention dans la gestion des entreprises. En effet, l'idée d'une responsabilité sociale des entreprises restera lettre morte tant que les salariés, notamment par l'intermédiaire de leurs comités d'entreprise, ne seront pas invités à discuter de la stratégie et des investissements de leur entreprise. Ainsi, en cas de menace de délocalisation, les contre-propositions formulées notamment par les organisations syndicales devraient systématiquement pouvoir être discutées et expertisées dans les conseils d'administration. Il me paraît tout autant essentiel de travailler à constituer de nouvelles relations entre les grands donneurs d’ordre et leurs sous-traitants qui soient favorables au développement des PME-PMI. Il faut donc donner à ces entreprises et à leurs salariés les moyens de se protéger et donc la capacité à intervenir dans les choix de leurs donneurs d'ordre, notamment, par exemple, en permettant aux comités d'entreprise des entreprises sous-traitantes d'intervenir dans les choix stratégiques de leurs donneurs d'ordre. Sécuriser l'emploi, c'est aussi agir pour garantir à chacun et à chacune soit un emploi stable et correctement rémunéré, soit une formation choisie permettant d'aller vers un nouvel emploi, choisi, avec une garantie de droits et de revenu relevés. C'est aller vers un système de sécurité d'emploi ou de formation.humahebdosalaires.jpg Face à la précarité institutionnalisée, entre CNE, CDD et interim, je veux ainsi m'engager à ce que le CDI redevienne la norme de toute relation de travail. Parce que l'on ne peut pas vivre normalement ni avoir la moindre perspective d'avenir dans la précarité, tous les emplois précaires utilisés aujourd'hui devront être progressivement transformés en emplois stables et bien rémunérés. Ainsi, le CNE et le contrat senior sera immédiatement abrogé. Le recours à l’intérim sera strictement réduit et les rémunérations des stagiaires protégées. Et de nouveaux droits devront être adossés au CDI, notamment pour mieux les sécuriser et accroître les droits à la formation reconnus à chaque salarié. Je souhaite aussi que de nouveaux droits soient reconnus aux chômeurs. À l'inverse de la logique actuelle qui promeut des centres de placement privés désintéressés de l'avenir comme des souhaits des chômeurs, la création d'un véritable service public de sécurisation de l'emploi et de la formation s'impose, notamment, en premier lieu, pour accroître leurs droits à indemnisation. Petit à petit, nous aurons la possibilité de sécuriser l’entrée des jeunes dans l’emploi, les parcours professionnels et la fin de vie active. Les jeunes, aujourd'hui les premières victimes de la précarité, pourraient bénéficier d'un CDI spécifique, avec un volet formation, un tutorat et tous les soutiens nécessaires, sans baisse de rémunération. Le licenciement des seniors serait profondément pénalisé. Ces mesures et beaucoup d'autres sont autant de pistes, crédibles, donnant à voir en quoi cette sécurité d'emploi ou de formation est possible. A ce titre, la co-élaboration d'une grande proposition de loi-cadre, engagée avec ces assises de l'emploi, me paraît déterminante. Elle sera un outil concret au service des luttes, sur le terrain, comme elles serviront pour mener la bataille politique et démontrer qu'une autre politique est possible à gauche. Elle est la démonstration qu'éradiquer le chômage n'est ni un slogan, ni une promesse vaine, mais bien une possibilité. L'exigence d'en finir avec le chômage et la précarité est très forte dans le pays. Mais comme beaucoup d'autres attentes sociales, elle reste souvent enfouie, non exprimée, parce que perçue comme gentiment utopique. Ce sont ces doutes et ce fatalisme que nous devons maintenant lever. Et dans ce cadre, les conclusions de ces assises pour l'emploi seront d'un apport considérable.
Oui, nous sommes suffisamment armés pour rendre incontournable à gauche l'idée que le chômage peut être vaincu mais qu'il ne saurait l'être sans se saisir de nouveaux pouvoirs, alternatifs, sans chercher à utiliser autrement l'argent. Là est une des clés du changement ; là est tout le sens de mon engagement, dans cette campagne, non seulement pour battre la droite, mais surtout pour faire triompher, à gauche, les propositions et les idées qui facilitent les grandes victoires populaires, dans les urnes, dans les luttes et, surtout pour la vie de tous les jours.

mercredi 7 mars 2007

La France dans tous ses états : Sète (2/5) (Chronique de Grégory Marin Huma quotidienne)

Ghetto pour les riches

Le local sétois de l’UMP, parti du maire François Comeinhes, élu sans étiquette en 2001, est situé rue Proudhon. Mais la politique de la municipalité n’est pas en accord avec l’héritage idéologique de cette figure du socialisme libertaire du XIXe siècle. « La mairie utilise la société d’économie mixte de la ville (récemment par la Cour des comptes) pour mettre le patrimoine immobilier au service de la spéculation », tonne François Liberti, député communiste de la circonscription et ancien maire. « La loi SRU sur les logements sociaux n’est pas appliquée. Leur stratégie fait grimper les prix des loyers et de l’accession à la propriété. » Un 40 mètres carrés en centre-ville se négocie jusqu’à 570 euros par mois à la location.
Lorsque l’équipe Liberti a pris la ville à l’UDF Yves Marchand en 1995, la municipalité a du recréer son patrimoine foncier. Elle a racheté 107 hectares à l’entreprise les Salins du Midi, notamment ceux bordant le Lido, domaine d’une quinzaine de kilomètres de long en bordure de l’étang de Thau, coincé entre les terres et la Méditerranée. L’opération a regarni le portefeuille foncier que la droite avait vendu à des promoteurs immobiliers. De retour au pouvoir, elle a fait peser un compréhensible « faisceau de menaces » sur le littoral. Le maire UMP a bien été obligé de reconduire le réaménagement du Lido, reconnu d’utilité publique par la mission interministérielle Littoral, car ces travaux « participent de la lutte pour sa préservation » dans le cadre de la loi votée en 2000. Mais d’autres projets, initiés par la municipalité précédente, ont été sérieusement retoqués.
À l’entrée ouest de la ville se situe le triangle de Villeroy, 40 hectares de terre qui font face au golfe du Lion. Outre un terrain de loisirs, « on envisageait de construire 700 logements, dont 150 sociaux », rappelle l’ancien maire communiste. Qu’a fait la droite ? « Elle a vendu à un promoteur. » Résultat : seulement 600 logements résidentiels sur 40 hectares. « Un lotissement fermé, ghetto pour les riches », dénonce la section du Parti communiste dans la Gazette de Sète. « Je n’ai pas été élu pour faire des logements sociaux », a coutume de rétorquer, hautain, François Comeinhes. Le maire préfère le haut de gamme et l’électorat livré avec. Opposante forcenée à un projet municipal de création de 283 logements à loyers libres, l’association Sète à bâbord a « attaqué tous les permis de construire, une cinquantaine », de l’aveu de sa présidente, Maryse Laurent. La liste des recours devant le tribunal administratif de Montpellier, qui s’étalait dans les journaux locaux, faisait de la mauvaise publicité au promoteur, Kaufman & Broad, qui a accepté de négocier. Par son action « tenace et responsable », l’association a imposé la création de 54 logements sociaux dans un projet qui n’en comptait aucun. « La question immobilière sera au coeur des prochaines campagnes électorales », prédisait la Gazetteen mars 2006. Leçon retenue par Sète à bâbord, qui prépare le retour de François Liberti à l’hôtel de ville : « Ne pas réaliser et promettre en fin de mandat a toujours été la façon de faire de la droite. Ne tombons pas dans le panneau et souvenons-nous en à la prochaine élection. » Avant les municipales, rendez-vous est pris pour les législatives.

Grégory Marin

Dialoguez avec Marie-George Buffet

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4 émissions en direct sur le Web pour mieux connaître le programme de Marie George Buffet

Durant 4 lundi, du 12 mars au 2 avril, de 19h à 21h, le site de campagne de Marie George Buffet va diffuser en direct sur Internet une émission consacrée au projet présidentiel de la candidate de la Gauche populaire et antilibérale. En plus d’assister à un exposé suivi d’un débat, chaque internaute a la possibilité de poser en direct ou en amont les questions qu’il désire et interpeller les intervenants.
Cette série de conférences-débats s’ajoute aux diffusions des meeting de Marie-George Buffet. Ces retransmissions connaissent un succès croissant : 6000 internautes en ligne pour suivre le meeting parisien du Zénith ; plus de 7000 à se connecter pour le meeting marseillais.

A noter que les 4 soirées seront disponibles en téléchargement sur les sites de campagne, blogs et pourront être utilisées pour des réunions de campagne, d’appartements…. A noter que pour les personnes qui ne possèdent pas d’accès Internet, l’initiative sera relayée dans les fédérations, les sections et les comités de soutien à la candidature de Marie-George Buffet qui organiseront des diffusions publiques. Pour plus de renseignements, s’adresser aux sièges des fédérations. Lieu de l’enregistrement : Siège de campagne de Marie-George Buffet, Place de Colonel Fabien, Paris

Tous les lundis de 19h à 21h, du 12 mars au 2 avril, avec une possiblité d’assister aux enregistrements des émissions (sur accréditation) ++__Connexion et infos : http://www.mariegeorge2007.org Vos questions : debat@mariegeorge2007.org__++

Tous ensemble pour un apprentissage du sport à l'école

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Les menaces qui pèsent sur les Services Publics ont, depuis plus d'un an, pris une dimension alarmante sur le territoire de Martigues et plus largement sur l'ouest de l'Etang de Berre.

Les annonces de fermetures, les suppressions d'emplois localement, liées aux orientations nationales et aux réductions budgétaires en matière de services publics, nous ont amené à créer, avec les salariés, les associations, les syndicats et les usagers un Collectif de Défense des Services Publics. Depuis un an, nous avons à cœur, au sein de ce collectif, d'échanger sur l'ensemble des domaines concernés par les restructurations, réorganisations et délocalisations qui n'ont d'autre objectif que d'appauvrir cette richesse pour notre pays.
Le Collectif a été, ainsi, à l'initiative de bon nombre d'actions pour s'opposer à des choix qui nous semblent contraire à l'intérêt des populations. Bien évidemment, depuis un an, l'Ecole et le Service Public de l'Education Nationale sont au cœur de ces stratégies d'appauvrissement et de réduction de moyens. Plus particulièrement, depuis quelques mois, la question concrète des dotations globales horaires confirme la logique et les choix gouvernementaux. La réduction d'heures d'enseignement, l'insuffisance de postes d'encadrement pédagogique laissent présager le pire pour les années à venir. De plus, les menaces qui pèsent sur l'enseignement et la pratique sportive vont à l'encontre des ambitions affichées d'une école de la réussite. L'Education doit avoir les moyens d'être au cœur des enjeux de notre société. Elle doit pouvoir permettre à chaque enfant de notre pays de construire son "devenir de citoyen".
sport_ecole1.jpgLe sport, les arts et toutes les disciplines jugées "secondaires" ont pourtant souvent joué un rôle déterminant dans l'apprentissage. Il est difficilement concevable de parler de l'Ecole, de l'égalité des chances et de supprimer les moyens pour y parvenir. Dans ce cadre, et soucieux d'accompagner vos préoccupations, vos attentes et vos revendications, je vous propose de nous rencontrer le :

Mardi 20 mars 2007 à 18 heures salle Boze - Maison du Tourisme

Afin que nous évoquions ensemble la façon de porter le plus efficacement possible la question de la pratique sportive comme une entité indiscutable de l'apprentissage à l'école.

Gaby CHARROUX Deuxième Adjoint au Maire de Martigues

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